La guérison de Marie Borel détruit l’athéisme

En résumé

Historique médical (1903–1907) :
• Marie Borel (1907) est atteinte de Tuberculose gastro-intestinale avec fistules fécales (une communication anormale entre l’intestin et la peau, laissant passer des matières fécales)

En 1903, à l’âge de 23 ans, Marie Borel subit une appendicectomie à l’hôpital de Montpellier en France en raison de fortes douleurs abdominales. Quelques mois après l’opération, une large fistule (ouverture anormale) se développa au niveau de l’incision chirurgicale.
• Une seconde opération destinée à fermer l’abcès échoua et provoqua l’apparition d’une autre fistule. D’autres fistules apparurent ensuite : une sur l’os du bassin et deux dans la région lombaire, pour un total de six fistules. Les quatre plaies abdominales perforaient son intestin grêle et laissaient constamment s’écouler des matières fécales ; les deux fistules dorsales sécrétaient continuellement du pus, nécessitant des changements de pansement quotidiens. On soupçonnait que ses plaies étaient infectées par une tuberculose intestinale.
• Elle perdit la capacité d’avoir des selles normales et dut utiliser un cathéter vers 1905.
• Elle resta alitée pendant 30 mois en raison d’une ankylose progressive (raidissement sévère des articulations), la rendant presque immobile et incapable de bouger sans assistance.
• En avril 1907 (à l’âge de 25 ans), Marie était dans un état extrêmement grave et considérée comme incurable par ses médecins.

Guérison :
• Elle se rendit à Lourdes sur une civière en août 1907. Elle retrouva l’usage de sa vessie (put aller aux toilettes seule) le 19 août. Le 21 août, les bandages entourant ses quatre plaies abdominales étaient secs et celles-ci commençaient à se recouvrir d’une nouvelle peau. Le lendemain, les deux autres plaies de son dos commencèrent également à se refermer.

Enquête :
• Des photographies des plaies furent prises le 22 août, quelques heures après la guérison.
• Des examens médicaux réalisés par les médecins de Lourdes, le Dr Desplats et le Dr Sablé, le 22 août, conclurent qu’elle était guérie.
• Son médecin personnel, le Dr Bardol, l’examina à l’hôpital de Mende le 15 octobre 1907.
• Le cas fut publié dans l’édition 2010 du British Medical Journal.

Citations de médecins :

• Dr Bardol (médecin principal de Marie) :

« Marie Borel fut longtemps sous mes soins à l’hôpital de Mende. Elle souffrait… de fistules avec écoulement fécal dans la région de la fosse iliaque droite à la suite de lésions du caecum et de l’appendice, pour lesquelles elle avait subi une première opération à l’hôpital de Montpellier sous la direction du professeur Forgues. Plus tard, je pratiquai moi-même une seconde incision à l’hôpital de Mende, mais je dois franchement avouer que mes explorations dans la fosse iliaque ne purent aller très loin, mon doigt étant rapidement arrêté par un amas de fausses membranes formant une barrière infranchissable à tout examen direct. Depuis son pèlerinage à Lourdes, Marie Borel jouit d’une santé merveilleusement bonne… Il est indiscutable qu’elle a été guérie à Lourdes contre toute attente. Mon ami, le Dr H., venu des hôpitaux de Paris et élève de Charcot, consulté par moi à propos de ce cas, s’est abstenu de proposer une interprétation médicale. Je ne puis que faire comme lui, appartenant à la même école qui s’incline devant l’évidence des faits même lorsque leur explication fait défaut. »

• Dr Henri Guinier (médecin consultant à l’hôpital de Montpellier) :

« Nous avons observé six dépressions abdominales de deux à trois centimètres de diamètre, irrégulières, superficielles, déjà légèrement recouvertes d’un tissu cicatriciel rougeâtre en plein développement, parfaitement sec, occupant l’emplacement des fistules récemment refermées. Le 20 août 1908, un an plus tard, toute trace de tissu cicatriciel avait disparu ; sur la peau saine de l’abdomen, désormais souple et sensible au toucher, il ne restait que six zones rougeâtres marquant l’emplacement des anciennes fistules, et rien de plus. L’abdomen était par ailleurs absolument normal. »

Il n’existe pas de véritable analogue au cas de guérison de Marie Borel dans la médecine séculière. Même le médecin sceptique Donald West, dans son livre consacré à Lourdes (p. 118–119), admettait que le cas de Marie Borel était difficile à expliquer et sans équivalent dans la médecine moderne :

« Certains des cas les plus intéressants de Lourdes sont les guérisons anormalement rapides de plaies infectées, car dans ces cas le processus de guérison peut être observé directement par tout témoin compétent… Si l’on peut accepter la véracité des faits rapportés… ces cas fournissent la preuve d’un facteur curatif inattendu et puissant. Que de telles plaies puissent guérir n’est pas intrinsèquement impossible… mais dans ces cas, le processus naturel de guérison semble avoir reçu une impulsion inhabituelle… [étant] étonnamment rapide et complet… Je ne connais aucun cas rapporté d’abcès tuberculeux et de fistules disparaissant à la suite d’un traitement psychologique de la manière dont [les troubles des patients] ont disparu à Lourdes, bien qu’on hésiterait à déclarer qu’un tel événement soit intrinsèquement impossible. »

Analyse plus détaillée

L’un des nombreux exemples de guérison spectaculaire d’une affection visible est celui de Marie Borel aux piscines de Lourdes en 1907. Sa guérison impliqua une régénération rapide des tissus corporels, comparable à la réparation d’un organe endommagé ou d’un membre perdu.

Mme Borel commença par souffrir de fortes douleurs abdominales qui nécessitèrent finalement une appendicectomie en 1903 à l’hôpital de Montpellier. La jeune femme de 23 ans survécut initialement à l’opération sans complication majeure, jusqu’à ce qu’une importante fistule apparaisse quelques mois plus tard sur son abdomen, à l’endroit de la cicatrice chirurgicale. Une seconde opération fut alors pratiquée afin de refermer l’abcès, mais elle échoua et provoqua peu après l’apparition d’une nouvelle fistule. Quelques mois plus tard, une troisième fistule s’ouvrit spontanément au niveau de la crête iliaque (os du bassin), suivie de deux autres ouvertures dans la région lombaire.

À ce stade, Marie était pratiquement clouée au lit depuis trente mois et incapable de se déplacer seule en raison d’une forme d’ankylose progressivement aggravée. Bien qu’aucun diagnostic officiel ne fût posé, on soupçonnait que les abcès étaient principalement dus à une forme de tuberculose du cæcum (tuberculose gastro-intestinale).

Âgée désormais de 25 ans, Marie se trouvait dans un état misérable : immobilisée à cause de ses articulations atteintes, incontinente et sondée depuis plus de deux ans, elle souffrait constamment de six fistules abdominales, dont deux — situées dans son dos — sécrétaient continuellement du pus et nécessitaient des pansements quotidiens. Les quatre fistules abdominales étaient si profondes qu’elles perçaient son intestin grêle, laissant s’écouler des matières fécales sur tout son corps.

En avril 1907, la jeune femme perdit la capacité d’aller normalement à la selle, presque tous ses excréments étant désormais évacués par ces fistules, que les médecins qualifiaient de « faux anus ». Toutes les tentatives de traitement n’étaient plus que palliatives, Marie Borel étant considérée comme incurable.

En août 1907, Marie fut transportée sur une civière jusqu’au sanctuaire de Lourdes, où aucun changement immédiat ne se produisit. Les infirmières continuèrent à changer ses compresses entre le 19 et le 20 août, celles-ci étant imbibées de pus et de matières fécales provenant des fistules.

Le pronostic prit un tournant radical le lendemain à 11 heures du matin, lorsque Marie eut une selle normale pour la première fois depuis cinq mois. Plus tard dans l’après-midi, elle fut descendue dans la grotte de Notre-Dame où elle retrouva soudainement assez de force pour quitter sa civière et se déplacer seule, chose qu’elle n’avait plus pu faire depuis 1905. À ce moment-là, elle retira également sa sonde urinaire sans complication et retrouva l’usage complet de sa vessie.

Le plus surprenant concernait les quatre fistules de son abdomen, qui se refermèrent soudainement et furent recouvertes d’une nouvelle peau, laissant ses bandages complètement secs pour la première fois depuis des années. La guérison s’acheva le lendemain lorsque les deux dernières fistules situées dans son dos se refermèrent à leur tour. Les plaies fraîchement refermées furent photographiées quelques heures seulement après la guérison, les traces des anciennes fistules restant clairement visibles à l’œil nu.

Les examens médicaux réalisés le 22 août par les médecins de Lourdes, les Drs Desplats et Sablé, eurent lieu quelques heures après la guérison initiale et conclurent que Marie avait été complètement et instantanément guérie. Son médecin traitant depuis de nombreuses années déclara quelques semaines plus tard que la patiente avait effectivement été guérie, tout en refusant de proposer une explication :

« Marie Borel fut longtemps sous mes soins à l’hôpital de Mende. Elle souffrait… de fistules avec écoulement fécal dans la région de la fosse iliaque droite, à la suite de lésions du cæcum et de l’appendice, pour lesquelles elle avait subi une première opération à l’hôpital de Montpellier sous la direction du professeur Forgues. Plus tard, j’ai moi-même pratiqué une seconde incision à l’hôpital de Mende, mais je dois avouer franchement que mes explorations dans la fosse iliaque n’allèrent pas très loin, mon doigt étant rapidement arrêté par un amas de fausses membranes constituant une barrière infranchissable à tout examen direct.
Depuis son pèlerinage à Lourdes, Marie Borel jouit d’une santé merveilleusement bonne… Il est incontestable qu’elle a été guérie à Lourdes contre toute attente. Mon ami le Dr H., venu des hôpitaux de Paris et élève de Charcot, consulté par mes soins à propos de ce cas, s’est abstenu de toute interprétation médicale. Je ne puis que faire comme lui, appartenant à la même école qui s’incline devant l’évidence des faits même lorsque leur explication manque. »

— Dr Bardol, hôpital de Mende, 15 octobre 1907

Les consultations de suivi dans les années suivantes ne montrèrent aucun signe de rechute. L’un des médecins présents au moment du miracle publia plus tard un commentaire médical dans la revue catholique Études :

« Nous avons observé six dépressions abdominales de deux à trois centimètres de diamètre, irrégulières, superficielles, déjà légèrement recouvertes d’un tissu cicatriciel rougeâtre en plein développement, parfaitement sec, occupant l’emplacement des fistules récemment refermées.
Le 20 août 1908, un an plus tard, toute trace de tissu cicatriciel avait disparu ; sur la peau saine de l’abdomen, désormais souple et sensible au toucher, il ne subsistait que six plaques rouges marquant l’emplacement des anciennes fistules. L’abdomen était autrement absolument normal. »

— Dr Henri Guinier, hôpital de Montpellier, 5 décembre 1909

Marie Borel retourna chaque année à Lourdes pendant les quatre années suivantes afin d’être examinée régulièrement pour vérifier l’absence de rechute. En 1911, sa guérison fut jugée médicalement inexplicable par le Bureau Médical de Lourdes et reconnue comme miracle par l’évêque de Mende, faisant d’elle la 35e guérison miraculeuse officielle de Lourdes.

Cette guérison fit ensuite grand bruit et fut discutée dans des revues médicales grand public telles que le The British Medical Journal ainsi que dans d’autres publications scientifiques. Marie conserva une bonne santé jusqu’à sa mort en 1921, due à une affection cardiaque sans lien avec sa maladie précédente.

Sources : Fletcher, « Lourdes, 1858 to 1957. » The Central African Journal of Medicine, 4 no. 10 (1958): 446-450; Le Bec, Medical Proof, 175-80; and Herbert Thurston, « Faith Healing And Miracles. » The British Medical Journal 2, no. 2590 (1910): 467-471, esp. 470-471 


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